Le 08/03/08 - Henri Beinert

Simone Lichtenauer incarne les différentes facettes de la femme actuelle qui allie, avec bonheur, réussite professionnelle, vie de famille, engagement associatif et talent artistique.

Simone Lichtenauer, née Schweyckart, est originaire du Bas-Rhin. Son nom de jeune fille est attaché à l’enseigne du fabriquant de cuisines installé à Bischheim, son père ayant été artisan ébéniste. Elle est diplômée de l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg (section peinture) et architecte d’intérieur diplômée des Beaux Arts de Strasbourg où, par la suite, elle enseignera la perspective. Elle a réalisé des décors pour le théâtre, des restaurations de tableaux, des agencements de magasins, de salons de coiffure, etc.

Elle a dessiné les modèles de meubles destinés à différents magasins de Mulhouse : Grumbach, Weiss, Lichtenauer. Et c’est ainsi qu’elle a fait la connaissance de Jacques, qu’elle a épousé et dont elle a eu deux fils. Cet engagement l’a amenée à suivre, avec succès, des cours du soir de comptabilité.

Elle n’a cessé d’être en contact avec l’art, même si, comme elle dit, « il y a eu des années de disette, profession et vie de famille obligent ». Peintre de talent, elle a exposé non seulement en Alsace mais aussi à Paris, à Genève, en Allemagne (galerie Schwartzer Ritter et salon franco-allemand de Fribourg), au Japon (concours Bosco Hirata) et en Pologne (galerie Iwona Kargol à Cracovie).

Elle est membre de l’association Rencontres artistiques & littéraires de Paris et sociétaire du Salon de la Maison de Radio France et des Artistes du Capa. Les prix et médailles ne se comptent plus. Les plus récents sont des premiers prix obtenus au concours de dessin des Arts décoratifs de France et de celui pour l’Industrie de la Soie à Lyon. N’oublions pas qu’elle est député de la République de Montmartre et qu’elle a reçu la médaille d’or du Mérite et du dévouement français en 2006.

Agir pour l’autre

Elle a aussi œuvré pendant huit ans pour SOS téléphone où elle a mis en pratique sa devise : « agir pour l’autre plutôt que pour soi-même ». Elle est présidente de l’atelier Passion peinture de Zillisheim et organisatrice, depuis dix ans, du Salon international de la peinture qui attire jusqu’à 3 000 visiteurs en un week-end.

En ce qui concerne la journée de la femme, sa position est claire. « Cela ne doit pas être l’affaire d’une journée, une sorte de reconnaissance ponctuelle, mais l’objet d’une prise de conscience constante. J’admire celles qui ont réussi professionnellement et qui arrivent à assumer en même temps leur vie de famille. Je pense aussi qu’il faut honorer celles qui ont choisi de rester au foyer et qui, de ce fait, sont les chefs de l’organisation de la famille. Elles devraient avoir droit à une meilleure reconnaissance, voire à un statut spécifique. Je participe actuellement à un groupe de réflexion qui se penche sur cette question. »

Et de conclure : « Une femme a tellement de possibilités de se mettre en évidence. Il n’est pas besoin, pour cela, de vouloir ressembler à l’homme. Chacun a sa spécificité et sa place dans la société. Si on consent à l’effort d’essayer de comprendre l’autre, de se mettre à sa place, il y a toujours moyen de trouver un accord. » En ce mois de l’autre, rien de plus vrai.


Henri Beinert

Simone Lichtenauer organise depuis dix ans le Salon international de la peinture de Zillisheim. Photo Henri Beinert

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